Bio Emmanuel Monnaux

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Je n’ai pas toujours été bercé par les arts martiaux. J’étais plutôt quelqu’un de réservé et je n’étais pas sûr de moi. J’étais un observateur et un grand rêveur. Puis, j’ai suivi ma soeur et mon père sur un chemin auquel je n’aurais jamais pensé.
 
Un jour, ils m’invitèrent à la fête du Nouvel An vietnamien à laquelle ils participaient pour une démonstration. De là, je me suis mis à observer plus attentivement, comme j’avais l’habitude de le faire. J’ai échangé avec certains professeurs et le maître « himself » qui m’a invité à faire un essai l’année suivante.
Me voilà parti pour ce qui va être le plus beau voyage initiatique de ma vie, j’ai 24 ans.
Je découvre alors que j’ai du potentiel. Certes, je dois le travailler et me mettre en action. Mais figurez-vous, ça marche !
Mon parcours va être marqué par des moments faciles et des moments plus ardus, que je préfère appeler des opportunités. Vous les connaissez, ces moments de doutes. « Pourquoi est-ce que cela m’arrive ? »; « Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ? »; « Comment en suis-je arrivé là ? » Tout cela vous parle, n’est-ce pas ?
C’est à cet instant que j’ai pris conscience qu’il s’agissait d’une occasion pour mettre en pratique ce que j’apprenais.  Et surtout, d’être créatif et constructif afin de passer à un niveau supérieur. Croyez-moi, le résultat a dépassé mes espérances !
Un de mes mentors me disait :  » Soit tu laisses les événements te submerger, soit tu deviens le créateur de ta vie. Tu peux choisir qui tu veux être. » Et encore aujourd’hui, ces mots  résonnent en moi et guident la plupart de mes actions. C’est sur ces fondations que j’ai pu élaborer et construire une confiance en moi. Peurs , craintes et inquiétudes disparaissaient en passant l’action. 
 
« Fais et tu comprendras », me répétait mon maître.
 

L'entrée à l'école de Viet Vo dao 1er round

J’ai 24 ans et j’intègre pour la première fois l’espace de pratique.  Déjà, il y a un protocole, un salut, un rituel… Où suis-je ? Mais, quand on est au milieu d’une trentaine de pratiquants motivés, on se lance, comme tout le monde. Avec l’habitude, cela devient une seconde nature. Ma première leçon à été d’apprendre la politesse : le rituel de début de séance avec le salut aux anciens et la préparation du lieu, afin d’accueillir le savoir qui me permettrait de m’accomplir.
 
Pour reprendre l’image du lettré, du moine et de la tasse de thé que vous connaissez sans doute : « Pour apprécier le thé que l’on nous sert (l’enseignement), il est bon de nous présenter avec une belle tasse (la politesse), qu’elle soit vide (humilité), pour nous permettre de recevoir tout l’enseignement originel. Sans tenter d’analyser ni de juger. »
 Je gravis les échelons (grades) et les épreuves que je ne réussis pas toujours. Ne sont-elles de belles opportunités de s’améliorer ?
Le grade est comme la pierre que l’on superpose lors d’une randonnée en montagne, au passage d’un col.
Cette pierre valide le chemin parcouru et devient un repère pour le prochain grimpeur. Il s’agit de baliser votre parcours et non d’amasser des pierres… Me suivez-vous ?
 
Mon entrée dans l’enseignement martial marque le moment où tout a commencé à prendre un sens. J’ai changé et évolué dans tous les domaines de ma vie : le travail, les relations amoureuses, la famille. Il s’agit d’entrainer la confiance en soi chaque jour, par des actions, même les plus petites. Elles ont le mérite de faire grandir et d’alimenter la motivation.
 
En trouvant un sens à votre pratique, tout est plus facile. C’est à cet instant que votre motivation prend de la hauteur et se transforme en détermination.
A partir de ce moment, j’ai pris l’engagement de dédier ma vie à la « voie » (dao) de l’art martial. Je m’abreuvais de films d’arts martiaux à foison : Bruce Lee et Jacky Chan ont été une soure d’inspiration, excepté en ce qui concerne la coupe de cheveux 😉 !
 
Mon désir de devenir un grand pratiquant était né, je recherchais la voie de l’excellence. Je me suis offert un « voyage à la source », au Vietnam, pour aller à la rencontre de la tradition et afin d’apprendre de ma pratique. Dans ce genre de voyage, il y a un avant et un après !
Bam ! C’est le son de ma première claque ! Et il y en aura d’autres. J’ai découvert un pays merveilleux. Mais, plus que des paysages, j’ai rencontré une humanité, une simplicité, un accueil et des sourires. Lors des entraînements, j’ai pu me rendre compte à quel point la pratique de l’art martial en France était confortable. Quand l’on doit faire une roulade sur le goudron chaud, parsemé de petits cailloux (que l’on aura à  retirer à la pince à épiler  le soir à l’hôtel), pas question de faire demi-tour ! Au début, ça fait mal ! Mais, peu à peu, ça devient l’occasion d’améliorer ses techniques et d’accepter de repousser ses limites.
 
Une des choses que j’ai appris ; car depuis j’ai renouveller mes voyages au Vietnam, pour continuer à apprendre dans plein de domaine : la technique, la spiritualité, l’amour de la famille, l’art de vivre simplement, le contentement.
Dernièrement j’ai accompagné un groupe de pratiquants de nos écoles. Lors de ce stage en immersion dans un monastère à 100km de Saïgon, un jeune moine pratiquant l’art martial ( très haut niveau technique et spirituel en l’occurence) m’expliquait la différence majeure de philosophie dans l’enseignement entre l’occident et l’Asie dans la pratique.
 
En occident nous adaptons la technique à la personne alors que chez eux la personne s’adapte à la technique et donc va rechercher un haut degré d’exigence dans sa pratique afin de s’améliorer continuellement. Et pour cela  vous allez chercher le « comment » et non le « pourquoi ».
Vous savez quoi: j’aime et j’intègre cet état d’esprit à moi même et à mon enseignement. Je suis persuadé que lorsque l’on se donne un objectif réalisable il est nécéssaire de garder le cap et de « ne pas baisser la barre », au risque d’être dessous de ce que vous allez réalisé. Lorsque je souhaite atteindre un objectif technique ou autre et que je ne l’atteint pas comme prévu, je fais tout ce qui est nécéssaire pour y arrivé , cela passe par des sous-objectifs mais toujours en gardant le cap.
Comme l’écrit Shannon Lee ( la fille de Bruce Lee) dans son Livre « Be Water my Friend : Quoi que vous fassiez, demandez à votre corps ce qu’il veut et ce dont il a besoin. N’ayez pas peur de pousser un peu et d’accroitre votre tolérance à la douleur, vous serez surpris de ses connaissances et de sa sagesse ».
 
Depuis mon entrée à l’école j’ai toujours été dans une dynamique d’ apprentissage constant tant sur le plan physique, technique et humain grâce à 5 professeurs et maitre auxquels je suis dévoué, que je remercie de tout coeur. Je me suis fixer à toujours progresser en allant chercher ce qui nourrissait ma mission : être fort pour être utile et apporter ma contribution au monde.

Les clefs de l'école 2ème round

Après avoir acquis un certain niveau technique et le départs de mes professeurs de l’école , le maitre me confie « les clefs de l’école » , responsabilité pour moi qui était jusqu’à présent un suiveur; même si j’avais commencé à enseigner aux plus jeunes.
 
J’accepte et je m’engage à perpétuer l’enseignement , la tache est ardue. Il est difficile pour un jeune pratiquant peu expérimenté d’ enseigner et de prendre la suite de prestigieux experts de l’école.Je ne me sentais pas légitime : syndrome de l’imposteur!
J’ai pris mes responsabilités et je me suis engagé à faire de mon mieux pour garder le cap et transmettre la tradition de notre école. Bien entendu sous l’oeil bienveillant de mon maitre qui savait me mettre un bam!!!! quand je baisais la garde de ma motivation.
 
C’était la première grande responsabilité de ma vie et c’est elle qui m’a permis d’en accepter de plus en plus dans ma sphère personnelle et professionnelle. La confiance en soi ça vous parle?
Vous savez je me suis rendu compte que lorsque vous devenez responsable de votre vie, vous en devenez le maitre  et toutes les actions que vous mettez en place nourrissent votre mission de vie. Désormais vous êtes le premier responsable des résultats que vous obtenez et vous n’accusez ni les autres, ni les circonstances.

 
 

Un nouveau métier, une vocation? 3ème round

Si on m’avait demandé quand j’étais petit  ce que tu veux faire dans la vie …croyez vous que j’aurais dis chargé d’assistance dans le milieu de l’automobile?
Ma petite amie de l’époque travaillait dans une socièté d’assistance pour les assurances automobiles (entre autre) et je venais d’arrêter de travailler. Je lui avais donné mon CV quelques semaines au paravent mais sans conviction car son métier ne m’attirait pas plus que ça.
Un matin après être rentré à 3 heures, ( oui lorsque l’on pratique les arts martiaux on sort et on s’amuse aussi !) , je reçois un coup de téléphone d’une personne me disant qu’elle était intéressée par mon CV et souhaitait me rencontrer, un peu dans le « gaz » je lui ai dis qu’elle devait faire erreur et j’ai raccroché. Bam!!! ma copine m’appelle pour me dire qu’elle ne comprenait pas mon attitude. Petit à petit mon cerveau faisant la connexion je rappelle la personne en m’excusant, je fu embauché et resta dans l’entreprise pendant 16 ans.
 
Ce métier m’a demandé beaucoup de maitrise en terme de stress , j’ai entrainer mon empathie et je me suis spécialisé dans les cas difficiles. La continuité dans ma pratique martiale à beaucoup contribué à mon équilibre et à mon efficacité dans mon travail. Cela me permettait d’évacuer mais surtout de rassembler toutes les énergies positives que j’allais mettre aux services des personnes qui comptaient sur moi.
Vous savez j’ai appris dans ce domaine que lorsque l’on s’intéresse VRAIMENT aux personnes, qu’on écoute et que l’on vide sa tasse pour recevoir uniquement l’information brute sans jugement , tout devient plus facile et votre réponse est le plus souvent juste et appropriée.

Peu d'engouement pour la compétition 4ème round

Est ce que Bruce Lee m’aurait inspiré sur ce coup là, peut-être bien. Pour ceux qui connaissent un peu sa vie,  Bruce Lee n’aimait pas la compétition sportive car pour lui elle n’était pas représentative de la valeur d’un pratiquant.
Au cours de mes plus jeunes années, j’ai participé à des compétitions locales ou nationales. Même quand je gagnais je n’avais pas autant de satisfation  qu’avec mes frères d’armes lors de mes entrainements quotidiens. Là ou j’ai le plus apprécier la compétition c’est quand je le partageais avec mes frères d’armes lors de combat par équipe, la motivation que j’avais à ce moment là c’était de gagner pour l’équipe et partager ce sentiment avec les autres.
Les coupes et médailles sont au fond du carton car elle ne représente  pas ce que je suis aujourd’hui et puis ça prend vite la poussière!!!
Mes élèves pratiquent surtout dans un esprit de coopération et de créativité , plutôt que dans la comparaison ou dans un objectif de gagner ou d’être le meilleur. ( aux yeux de qui d’ailleurs?). Je préfère les responsabiliser sur une compétition intérieure pour leur permettre de s’élever et de devenir de meilleur être humain. Je souhaite leur transmettre tout ce que j’ai pu apprendre, à quoi bon gardé pour soi?
 
Et je continu à enseigner, je me crée une discipline personnelle ( que je partagerai avec vous par la suite) pour être le plus possible à 200% de mes capacités , comme ça je peux me permettre les jours sans d’être à 100%!!
Vous l’aurez compris à la compétition contre les autres je préfère celle avec les autres , mettre en commun des compétences pour un projet ou un objectif en accord avec mes valeurs : je pre

Naissance de ma fille 5ème round

Alors la permettez moi un Areubam!! c’était facile.
Ma fille Mayline est né en 2014 , ça été le plus beau jour de ma vie quand je l’ai tenu dans mes bras.
Et la coté engagement et responsabilité on est en plein dedans. Une nouvelle inconnue dans l’équation de ma vie.
Lorsque tu suis la voie martiale tu aiguises tout tes sens et alimente la force de ton intuition. Et lorsque l’opportunité se présente tu es plus à même de la saisir.
C’est ainsi qu’en 2015: ma fille Mayline à 2 ans , au travail je suis de moins en moins en phase avec les orientations de ma direction et mes valeurs sont mis à mal. Je vois en ces émotions ressenties en allant chaque jour au travail le message d’une opportunité. Si une opportunité se présente à toi et que tu y crois vraiment ENGAGE toi à 200% si tu veux que que ça marche.
Ma vision du moment est d’habiter un endroit  agréable ou ma fille pourra grandir et s’épanouir et ouvrir un centre d’arts martiaux partagés.
Nous en discutons avec ma compagne ( qui travaille dans la même compagnie) et décidons que c’est le moment de partir et de commencer autre chose tous les 3.
Et la tout va s’enchainer, peut-être un coup de pousse de la loi de l’attraction mais pas que!
Je vais faire simple et concis : rupture conventionnelle, vente de l’appartement rapide, signature d’un bail de location d’un appartement sur la région nantaise, déménagement, février 2016 tout était bouclé)
Mon rêve était d’ouvrir une structure collaborative ou les disciplines d’arts martiaux de différents styles pourraient évoluer et collaborer.
Avant de partir j’organise mon départ de l’école de la région parisienne pour que des autres enseignants puissent prendre la suite.
Sonnerie de gong fin du 4eme round.

Opportunité et nouveau départ 6ème round

A peine arrivé dans la région,  j’ai été contacté par des pratiquants de tai chi qui voulait ouvrir une école de viet vo dao: je prends!
Nous commençons les entrainements dans les parcs des alentours que je découvre au fil de l’eau grâce à mes élèves, petits à petits je prend mes marques. La rentrée suivante , nous ouvrons l’école, nous sommes accueilli par une association nantaise d’aide aux vietnamiens pour proposer des cours à leurs adhérents. Nous continuons à entretenir des liens d’amitiés encore aujourd’hui.
Je me concentre desormais sur mon rêve de liberté professionnelle : créer ma société à savoir une structure pour y accueillir par la même occasion mon école tiaux vietnamiens. Pour cela je dois acquérir de nouvelles compétences.
De quoi ai je besoin? une formation pour créer mon entreprise un domaine complètement inconnu pour moi. C’est ainsi que je m’inscris à une formation en création d’entreprise. Entre temps je prend contact avec  un de mes fournisseur d’équipements  d’arts martiaux sur le secteur nantais , notre collaboration va me permettre de prendre connaissance du paysage martial de la région et d’apprendre le métier d’entrepreneur sur le terrain. Aujourd’hui Manu est un ami et est le professeur de MMA de la Maison des Arts Martiaux ( ou siégeait son entreprise ..vous arrivez à suivre??).
C’est à la suite de la vente de sa société que je créer la mienne La Maison des Arts Martiaux du Grand Ouest et occupe les locaux actuels.
 
Après 3 ans de liberté et d’opportunité de trouver de nouvelles solutions pour mon entreprise, je m’intéresse de plus en plus prêt au développement personnel et réalise combien il est possible de le relié à l’enseignement de l’art martial. Je me mets en action pour parfaire mes connaissances et en fait l’expérience sur le terrain Je lis des livres, écoute des  postcast, regarde des vidéos sur le sujet et Bam! je suis piqué au vif ,  je décide de me former pour être coach de vie et me spécialise dans la motivation et les neuro-science.
Je suis mon premier client et je pilote mes 5 piliers de vie comme un coach: car l’équilibre tout de la vie d’un être humain passe par l’harmonisation des différents domaines de notre vie: le social, le professionnel, le couple, la famille, le développement personnel.
Pour reprendre une formule d’un de mes mentors en développement personnel , un meilleur humain pour un meilleur demain.
 
C’est ce grand Bam que partage avec vous car il est la clé d’une vie harmonieuse dans le corps , l’esprit et l’âme de chacun.
Vous savez quoi vous avez le droit d’être heureux, de miser sur vous et de prendre les choses en main et de créer ce que vous voulez vraiment.   
 
Si vous êtes prêt faites moi signe!

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